
10/04/2008, 14h16
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 | Membre Senior | | Date d'inscription: May 2006 Localisation: 94 (France)
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concernant l'état des routes, je trouve que l'éditorial de l'express d'hier résumait bien le problème: L'EXPRESS Citation: 
EDITO
Une coûteuse lenteur Par Raj MEETARBHAN
L’inertie des autorités a été ébranlée par les événements dramatiques qui ont suivi les pluies torrentielles. Le programme de construction de drains a été réactivé. Faut-il maintenant que le nombre d’accidents mortels augmente significativement pour que les dirigeants prennent conscience de l’insuffisance de notre réseau routier ?
Cela fait longtemps que l’infrastructure routière est dépassée. Elle est incapable de répondre à la croissance du trafic. L’absence d’investissements sérieux dans ce secteur est déplorée depuis des années. En dépit des études et des rapports commandés par les gouvernements successifs, aucune mesure concrète n’a été appliquée.
Le dernier cri de détresse sur la question est lancé par les rédacteurs de «MCB Focus». Ils font un constat de la situation chaotique et s’indignent de la lenteur des autorités à réagir. Ils écrivent en conclusion dans un chapitre consacré aux faiblesses du réseau routier : “…this is not a time for more studies, but for rapid decisions.”
Chaotique ? Le mot n’est pas très fort, car Maurice est classée au 14e rang dans un tableau des réseaux routiers les plus encombrés du monde. Avec un trafic aussi dense, nous ne tarderons pas à obtenir un rang peu enviable également au tableau des accidents de la route. Depuis dix ans, le réseau ne s’est pas étendu au-delà des 2 000 kilomètres alors que le parc automobile est en nette croissance.
De Luxconsult à Halcrow Fox en passant par DHV International et Jonathan Richmond, ils sont nombreux les experts qui ont analysé le problème et recommandé des solutions. A chaque fois, les décideurs politiques tergiversent. A tel point que les rapports des experts deviennent parfois caducs parce qu’ils ont dormi trop longtemps dans les tiroirs. Conçue dans les années 80, la route circulaire de Port-Louis, par exemple, a vu son tracé modifié à trois reprises en raison du glissement de terrain à La Butte, de l’installation des squatters à Vallée Pitot et des changements intervenus dans le trafic routier.
Il est vrai que le gouvernement s’est engagé à réaliser à brève échéance au moins deux projets susceptibles de réduire la congestion routière. Un couloir sera réservé aux autobus sur l’autoroute et une route reliera Terre-Rouge à Verdun. Celle-ci permettra aux automobilistes venant du nord de contourner Port-Louis. Mais la volonté politique a fait défaut pour aller de l’avant avec le projet de la route circulaire qui comprend la construction d’un pont enjambant le port. Les experts ont suggéré l’imposition d’un droit de péage à l’entrée de la capitale. Cela a suffi pour refroidir les ardeurs des décideurs politiques. Ils craignent que le prix à payer par l’usager ne soit politiquement dangereux.
Les opérateurs économiques ont estimé que les embouteillages coûtent Rs 2 milliards par an au pays. Il faut souhaiter que les autorités n’attendent pas que ce coût soit mesuré en vies humaines avant de réagir.
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