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Vieux 09/09/2008, 17h30
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Par défaut Quoi de neuf au sujet de ce projet?

Quoi de neuf au sujet de ce projet?

je ne vois plus rien actuellement dans les journaux en ligne.

A Maurice on en parle un peu plus ou c'est toujours le mystère?

C'est comme la culture de piments aéroponique? ça n'intéresse personne?

Résumé:
A 10 minutes de la capitale, Terre-Rouge est une des régions agricoles les plus fertiles de l’île. Rongée par les habitations et les centres commerciaux, cette terre est restée verte à la surface et rouge dans ses entrailles, d’où son nom, Terre-Rouge. Tout y pousse : la canne à sucre, les légumes fins, des cacahuètes et la pomme d’amour, très consommée ici. Port-Louis a signé un accord de coopération avec Pékin et envisage de céder ce domaine pour l’implantation d’une grande zone industrielle chinoise.

«La récolte sera bonne cette année. Je m’attends à produire 175 tonnes de cannes. Mieux que l’année dernière. Je pourrais en tirer 175 000 Rs cette année (environ 4500 euros)», espère Deoraz Bucktowar, à la fois fier et craintif. Le 1er juillet, il doit évacuer cette terre que la famille Bucktowar occupe depuis 1954, l’île était alors une colonie britannique. «Mon grand-père était un coolie (immigrant indien employé dans les champs). Je suis la 3e génération. Si le gouvernement m’enlève ses terres, c’est comme s’il m’arrachait mes bras et mes jambes». Deoraz Bucktowar, 51 ans, y occupe 4 arpents que son père lui a légués. Il prépare sa récolte de cannes à sucre pour le mois de juillet. Ses deux fils, Nitesh, 17 ans, et Ahswin, 16 ans, ont séché l’école ce vendredi, pour l’aider à irriguer les champs. avant la coupe prévue dans quelques semaines.

Quelque 250 agriculteurs de Terre-Rouge et de Riche-Terre (une région voisine) ont été priés d’évacuer leurs terres. Ils ne sont pas propriétaires. Le contrat de bail, obtenu par les grands-parents bien avant l’indépendance de Maurice en 1968, expire le mois prochain pour certains et en 2017 pour d’autres.

450 arpents pour un parc industriel : du jamais vu

Ce dossier soulève des passions à l’Assemblée nationale. Le leader de l’opposition, Nando Bodha, accuse le gouvernement de manquer de compassion vis-à-vis de ces planteurs parce que «c’est avant tout un déracinement douloureux pour eux». Le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell affirme, toutefois, que ces planteurs seront relogés dans les meilleures conditions possibles. «Ils seront indemnisés, même si nous ne sommes pas tenus de le faire selon les termes de leur bail. Leurs dettes seront rééchelonnées et en plus leurs factures d’électricité et d’eau seront annulées», explique-t-il.

«Avons-nous vraiment le choix ? Posons-nous la question aujourd’hui, ajoute Arvin Boolell. Nous avons besoin d’investissement dans le pays. Tianli investira 500 millions de dollars à Maurice. Ce projet va créer 7500 emplois». Le ministère des Terres n’a trouvé d’autres sites pour ce projet. Les 40 industries chinoises qui vont s’y installer ont besoin d’un accès direct au port, parce que toute leur production (textiles, produits pharmaceutiques et alimentaires essentiellement) est destinée à l’exportation.

Ce parc industriel, appelé le Tianli Economic and Trade Cooperation Zone, occupera près de 450 arpents (plusieurs kilomètres carrés), c’est sans commune mesure avec les zones industrielles existantes. C’est un vingtième de la superficie de la capitale, Port-Louis. Selon l’évaluateur foncier Noorani Dilomahamed, «C’est le seul bloc disponible dans l’île pour ce type de développement industriel». Ce dossier est traité avec prudence par le gouvernement. Si bien que, vendredi, le Premier ministre, Navin Ramgoolam lui-même, a reçu les agriculteurs dans le jardin de sa résidence officielle, Clarisse House, à Vacaos. Le chef du gouvernement dont le slogan est « putting people first » (le peuple avant tout) a fait de nouvelles propositions aux 250 agriculteurs. Cet exercice qui a convaincu certains. Manou Jugloll qui ne voulait rien comprendre la veille a changé d’avis. «Je suis rassurée avec les nouvelles conditions. Dans mos cas, je trouve que le Premier ministre a été correct». Mais, Bhoodeo Ramjing, 54 ans, et planteur à Riche-Terre, est rentré bredouille. «Ces propositions, elles sont bonnes pour ceux qui ne dépendent plus de ces terres. Moi, c’est mon seul gagne-pain. Ma famille ne vit que de cette terre. On n’est pas contre le développement, mais on a peur pour notre avenir».

Un groupe de planteurs a eu recours à la justice pour contester le projet. Une première audience est prévue le 28 mai. Certains des planteurs ont jusqu’à la fin du mois pour partir, d’autres jusqu’à fin juin. Les travaux de construction de ce parc industriel devront débuter le 1er juin.
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