Mais où allons nous!!!! Je sais qu'il y a toujours eu des maris poursuivant leur femme avec leur machette, ou des histoires du meme genre, à maurice ou ailleurs... mais bon chaque fois que je lis ce genre d'article, ca m'etonnes toujours autant... tout en gardant certaines reserves au niveau de la veracité des propos... mais bon quand meme!!!!!
Agression sauvage
Bhagwantee Soodam, 27 ans : "Telman mo finn gagne coupé,mo ti pé trouvé lézo dans mo coude"
Sur un lit de l'hôpital de Pamplemousses, une femme de 27 ans pleure en silence. Elle s'appelle Bhagwantee Soodam. En fin de matinée jeudi, elle a été victime d'une sauvage agression à la machette, à son domicile de Goodlands. Son époux Vikash, âgé de 32 ans, se trouvait dans la salle de bains au moment de l'incident. Attiré par les cris de douleur de Bhagwantee, il est accouru sur les lieux pour constater avec effroi que son épouse était prise à partie par sa soeur et ses propres parents. Les coups de machette qui lui ont été assénés au bras gauche étaient tels qu'il a fallu une opération chirurgicale à Bhagwantee, qui ne sait plus si elle retrouvera l'usage de son bras. Vikash, quant à lui, ne sait plus à quel saint se vouer. "Si mo pas ti arrive à temps, mo madam ti pu fini mort", remarque-t-il.
Lorsque Week-End a rencontré Bhagwantee Soodam hier à l'heure des visites, à l'hôpital de Pamplemousses, cette dernière a littéralement fondu en larmes à l'évocation de ce qui lui est arrivé jeudi. Son bras gauche, qu'elle peut à peine mouvoir, est enveloppé d'un épais bandage, tandis que son épaule porte encore des lacérations rougeâtres, qui témoignent de l'abondance de coups reçus. " Séki ou pé trouvé là, c'est narien di tou. Si ou ti capav trouve seki ena enba bandage-là, ou pas ti pu croire ou lizié. Tellement mo finn gagne coupé, mo finn trouve ziska lézo mo coude ", devait-elle sangloter. Reprenant son souffle, Bhagwantee exprime ses inquiétues quant à l'usage de son bras. " Mo pas konné si mo pu kapav servi sa lébras là. Jeudi, kan mo ti arrive l'hôpital, mo pas ti pé mem kapav guette sa lébras là. Mo finn bizin subir enn l'opération. Trois places inn bizin coude. Si ou dimann mwa kombié points ine bizin coude, mo incapable dir ou, tellement finn bizin coude ", ajoute-t-elle.
Comment se fait-il qu'une femme de 27 ans, mariée depuis le mois d'avril 2003, puisse se retrouver dans une telle situation ? Bhagwantee prend son courage à deux mains et décide de nous faire son récit. Lorsqu'elle se met à raconter son histoire, nous nous trouvons alors en compagnie d'une sœur de Bhagwantee. Vikash, son époux, attend à l'extérieur de la salle. Règlement oblige : deux visiteurs par patient. Lorsque Bhagwantee et Vikash se marient en avril 2003, rien ne laissait
présager que leur vie de couple deviendrait aussi amère qu'elle puisse l'être aujourd'hui. " Nu ti konten nu kamarad. Akoz sa nu finn marié. Pas ti enn mariaz arranzé narien ", explique Bhagwantee. Après son union avec Vikash, c'est chez les parents de ce dernier, à Goodlands, que le couple ira s'installer. Au départ, tout semble marcher à merveille. Mais à peine un mois après le mariage, c'est le début des hostilités. " Sans ki mo ti pé fer narien de mal, l'attitude trois dimunn finn changer envers moi. Bann parents mo bolom ek so sœur ine kumense koz brite ar moi. Mais mo pas ti pé prend compte. Mo bolom oussi ti pé dir mwa pas bizin fatigue moi ar sa. Mais guette réziltat ou mem. Guetter ki finn arriver ", se lamente Bhagwantee.
Relations acides
Sans emploi ni enfant à charge, Bhagwantee passe ses journées à ses occupations ménagères. Occasionnellement, elle se rend chez ses parents à Congomah pour lui donner un coup de main dans les champs. Mais les problèmes avec ses beaux-parents allant Crescendo, dès que son époux Vikash, maçon de son état, quittait la maison pour se rendre au travail, Bhagwantee s'en allait passer la journée chez ses parents afin de ne pas se retrouver au centre de disputes, railleries et autres quolibets de sa belle-famille. Mais les relations acides entre Bhagwantee et sa belle-famille devaient atteindre leur point culminant jeudi.
" J'étais dans la cuisine quand je devais me faire injurier par une de mes belles-soeurs. À ce moment-là, mon époux était à prendre une douche. Je suis venue vers ma belle-soeur et je lui ai demandé si c'était à moi qu'elle parlait. Elle m'a alors traitée de tous les noms et m'a ouvertement accusé d'être une traînée. Je lui ai demandé de quel droit elle pouvait dire une chose pareille. Elle est sortie au-dehors, par la porte de la cuisine et m'a lancé deux pierres. La première m'a manquée, la seconde m'a atteinte. J'ai commencé à crier. Sur ces entrefaites, mes beaux-parents sont arrivés, tandis que ma belle-soeur a commencé à me frapper. Pendant que mes beaux-parents continuaient, ma belle-soeur a pris un gros couteau. Sa couteau-là habitié coupe coco ar sa. Ler là mem mo kumense gagne couper. Mo jette mo lécorps en bas mo seye protez moi, parski pendant mo ti pé gagne couper, mo ti également pé gagne coups de pied ek calotte. Telman mo finn criyé, mo bolom ki ti pé pran douche dans salle de bain, ki lot koté lakaz ine tandé. Linn galoupé linn vinn sappe mwa ".
À ce moment
précis de son récit, Bhagwantee, qui était assise sur son lit d'hôpital, se laisse aller à s'allonger, toute en pleurs. Reprenant son souffle, entre deux trémolos, elle déclare ne pas comprendre pourquoi elle fait l'objet d'une telle haine. Bhagwantee a été interrogée jeudi par des éléments de la police de Goodlands et a expliqué en détail les circonstances de son agression. De son interrogatoire, Bhagwantee retient principalement ceci : " Zot ti lé à tout prix konné combien coutte couteau mo finn gagner. Monn dire zot ki telma mo finn gagner, li impossible pu dir zot enn chiffre. Létan mo finn dir zot ki ziska lézo mo coude ti pé trouver, zot pas finn dir narien ". Lorsque nous prenons congé d'elle, Bhagwantee devait simplement dire ceci : " Mo pa lé cause du mal à personne. Mais mo souhaité ki la justice pu fer en sorte ki bann ki finn blesse moi kumsa payer pu séki zot ine fer ".
" Mo tende mo madam pé hurler "
À l'extérieur de la salle d'hôpital, Vikash Soodam, l'époux de Bhagwantee, confirme les circonstances de l'agression. " Mo ti pé pran mo douche létan mo tende mo madam pé hurler. Dilo encore lor moi, mone gagne ziste létemps passe enn serviette autour mo lataille ek mo finn galoupé pu alle séparer. Si mo pas ti arrive à temps, mo madam ti pu fini mort ", dit-il, la mort dans l'âme. Et pour cause, ce n'est pas facile de porter des accusations contre ses propres parents. " Ti éna enn tas disang enbas, dan la cuisine. Mo finn ziste gagne lé temps séparer, amenn mo madame déhor. Létemps sa, voisins tout finn vini. Mo madam so lébras gauche ti ouvert. Monn rentre dans loto enn mo kamarad avec mo madam et mo finn amenn li direct l'hôpital ", devait-il faire ressortir. Vikash Soodam ne sait plus à quel saint se vouer. Mais dit-il, déchiré entre son amour pour Bhagwantee et celui de ses parents, il a décidé d'être aux côtés de son épouse. " Mo pas konné ki pu arriver après, mais pu l'instant, c'est la santé mo madame ki plis important ", devait-il ressortir. À hier, Vikash Soodam avait décidé de retenir les services d'un homme de loi.
Selon les recoupements de Week-End, les parents de Vikash Soodam ont consigné une déposition au poste de police de Goodlands jeudi. Dans leur version des faits, ils affirment que Bhagwantee Soodam serait celle qui a ouvert les hostilités en lançant des briques en leur direction. D'autre part, les tentatives de Week-End d'entrer en contact avec les Soodam se sont avérées vaines. Si la police a en sa possession des versions contradictoires en ce qu'il s'agit des circonstances de l'agression, il n'en demeure pas moins que Bhagwantee Soodam est bel et bien sur un lit d'hôpital après avoir eu le bras littéralement ouvert par une arme tranchante. L'enquête policière suit son cours dans cette affaire.