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Ancien 06/06/2012, 19h33
Rafic Soormally Rafic Soormally est déconnecté
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Par défaut AVORTEMENT-Pourquoi pas de débats religieux et séculiers dans l’intérêt de la nation?

L’AVORTEMENT - Pourquoi pas de débats religieux et séculiers dans l’intérêt de la nation ?

En refusant tout débat religieux sur la question, le Procureur Général Me Yatin Varma n’est-il pas en train d’insinuer que le religieux ne compte plus et ne doit pas avoir voix au chapitre concernant un projet qui risque d’ébranler l’édifice même des religions concernées qui ont pour fondement la valeur de la vie humaine ? Ne pose-t-il pas le séculier en maître absolu à bord de l’appareil d’état ? Ne poursuit-il pas son propre agenda, et celui d’un gouvernement archi corrompu et incompétent qui se sert de ce projet abominable, aux yeux du religieux, qu’est la légalisation du meurtre de l’indésirable, sous le couvert de termes savants comme avortement ou interruption de grossesse ou encore de cas soi-disant spécifiques, avec des lacunes et ambiguïtés pour favoriser l’avortement tout court, et dévier l’attention d’une société moribonde en raison d’une gouvernance acariâtre qui se laisse mener par le bout du nez par des idéologies athées fascistes et fascisantes ?

Avortement dans des cas spécifiques – Légalisation de la mort avec ‘fierté’ !

<< Être député, a-t-il fait ressortir, c’est accepter que l’intérêt général prime sur les convictions personnelles >>, dit Raj Meetarbhan concernant les propos du député Shakeel Mohamed (« Débat éclairé », l’Express 5 juin 2012). Le député ajouta : « My role as a Parliamentarian here is not to impose my personal view on my Constituency. My role as a Parliamentarian, Mr Speaker, Sir, is not to impose my views on the people of Mauritius ». L'avortement dans des cas spécifiques d’ordre médical ne concerne que les cas spécifiques (et donc minoritaires), mais par quel miracle le député Shakeel Mohamed a-t-il pu évaluer l'intérêt général' dans ce cas ? Pourquoi ne pas nous renseigner d’abord sur la volonté de ses électeurs ou de sa circonscription concertant le projet de légalisation de l’avortement dans des cas spécifiques comme proposés ?

Un coq enroué !
Nous avons déjà établi les faits incontestables que les dispositions de cette nouvelle loi sont très mal rédigées, et qu’elles sont ambiguës et truffées de lacunes. Il serait bon de rappeler que même les Law Lords du Privy Council ont souvent critiqué la manière dont certaines dispositions de certaines lois sont rédigées à Maurice, en raison d’un manque de maitrise de la langue anglaise. Le vaniteux Yatin Varma, se disant « fier » comme un coq d’avoir « piloté » un projet de loi pour légaliser la tuerie des fœtus et des bébés en voie de naître, ne se rend pas compte de son abominable bêtise ! Rien n’empêche les séculiers (d’ailleurs, combien sont-ils ?) de débattre de leur côté et les religieux de leur côté, et ensuite d’ouvrir un débat public entre tous les partis concernés sans exclure l’autre. Mais, le séculier (encore mal défini) se montre intolérant et ne cherche qu’à voir imposer sur toute la nation un système politique pervers et sans moralité aucune. À croire que les religieux, ne forment plus parti intégrante de la nation mauricienne !

Pourquoi pas un référendum pour définir cet intérêt général au lieu de palabres d’hommes ou de femmes politiques? C’est déjà une proposition obscène de la part d’une femme qui se respecte que de prétendre que la femme peut disposer de son corps comme bon lui semble car cela ne peut qu’ouvrir la porte à toutes les dérives possibles. Et, que l’homme y met son grain de sel, l’on est en droit de se poser la question : Cui bono ? C’est toujours le même problème avec des gens qui ont abandonné leurs religions (renégats et autres) ou les valeurs que leurs parents leur ont léguées ! De refuser tout débat religieux, Yatin Varma ne fait que démontrer son intolérance et incompétence en ce qui concerne le respect des sensibilités de la nation mauricienne. Ne poursuit-il pas son propre agenda, et celui d’un gouvernement archi corrompu et incompétent qui se sert de ce projet abominable, aux yeux du religieux, qu’est la légalisation du meurtre de l’indésirable, sous le couvert de termes savants comme avortement ou interruption de grossesse ou encore de cas soi-disant spécifiques, avec des lacunes et ambiguïtés pour favoriser l’avortement tout court, et dévier l’attention d’une société moribonde en raison d’une gouvernance acariâtre qui se laisse mener par le bout du nez par des idéologies athées fascistes et fascisantes ?

Cas spécifiques ambigus et la discrimination contre l’handicap
L’avortement pour sauver la vie de la maman se comprend. Mais, quand un fœtus ou un bébé à naître a été diagnostiqué avec une malformation, qui a le droit de décider si ce bébé innocent a le droit de vivre ou non ? Qui a le droit de décider, par exemple, si un bébé diagnostiqué avec Down Syndrome devrait être démembré dans l’utérus maternel et jeté à la poubelle ? De plus, de quel degré de malformation s’agit-il ? Qui a le droit de discriminer contre un bébé qui souffre d’une malformation, même si ce bébé est à naître ? Mgr Piat a raison de dire que c’est un problème de société et que le gouvernement a le devoir de prendre la situation en main et qu’on ne peut engendrer une culture de la mort. Il a eu également raison de dire qu’ « un fœtus n’est pas un objet que l’on peut jeter mais bien un être humain ».

Culpabilité du viol et de l’inceste
L’avortement dans le cas de viol (ou de l’inceste) reste toujours à être élaboré. Malgré que Me Satyajit Boolell, Senior Counsel et Directeur de Poursuites publiques, en tant que légiste ayant pour devoir d’appliquer les lois et les conventions, en dépit du fait qu’elles peuvent bien être injustes, se sente obligé d’accueillir favorablement le projet de loi par rapport aux engagements pris par le gouvernement mauricien vis-à-vis des conventions des Nations Unies ayant pour but d’éliminer la discrimination envers les femmes, il a eu raison de dire que cette provision serait difficile à appliquer. Légalement, un viol n’est qu’un viol que quand l’accusé est trouvé coupable, souvent bien des années après, sans compter les fausses allégations d’abus sexuels. En même temps, il est très dommage que personne ne parle de la discrimination contre le bébé à naître. De plus, autant que l’on sache, la femme ne tombe enceinte que par l’homme à moins d’une insémination artificielle! Le rôle vital du père ne peut donc lui être refusé. Certes, la situation est différente dans le cas de viol ou d’inceste. Mais, pour de tels délits, nos lois ne devraient-elles pas être bien plus sévères pour éliminer le viol et l’inceste ou les réduire au strict minimum? Or, le gouvernement, insensible aux mœurs et coutumes millénaires, semble préférer éliminer le fœtus et le bébé à naître. Le débat est donc faussé dès le départ.

Toujours la charrue devant les bœufs
Parlant de conventions, dont Maurice serait déjà signataire, pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas lancé le débat avant que le Ministre des Affaires Étrangères le Dr. Arvind Boolell n’ait apposé sa signature sur de telles conventions que les Mauriciens n’ont jamais acceptées au préalable ? De quels débats démocratiques parle-t-on quand la balle est déjà partie et que la légalisation de l’avortement, quoi que dans des cas spécifiques à travers des provisions très mal rédigées, ne serait qu’une formalité à l’insu du peuple, voire d’un référendum ? Maurice est aussi signataire des conventions pour protéger les droits de l’enfant et des handicapés. Toute cette histoire que chaque député devrait voter selon son âme et conscience ou dans le soi-disant intérêt général ne serait qu’un écran de fumée. Peut-être que l’opposition tenterait de mettre le gouvernement en minorité, mais elle aurait fait la même chose si elle était au gouvernement. Le peuple est toujours victime des manipulations des politiciens. L’incompétence et l’immaturité du gouvernement nous sont révélées grâce au fait que ce dernier n’a pas crû bon de prendre en considération le fait que la femme qui se fait avorter (illégalement) ne devrait pas être pénalisée dans tous les cas de figure, mais que par contre la loi devrait être beaucoup plus sévère contre les médecins qui pratiquent le ‘backstreet abortion’. Dans un sens, cette loi protègerait ces médecins. En outre, en raison de considérations physiologiques et psychologiques, une maman qui tue son bébé dans l’année de naissance est coupable d’infanticide en non de meurtre. Au lieu de rationaliser la loi d’adoption pour rendre l’adoption des bébés non-désirés et des orphelins plus facile, le gouvernement a tendance de toujours mettre la charrue devant les bœufs parce que cela les arrange.

Conclusion
Si nous ne les arrêtons pas maintenant, bientôt on verra la légalisation de l’inceste, l’homosexualité, la pédophilie, la bisexualité et la transsexualité avec les droits d’adoption. Mais, l’agenda de mort est déjà connu d’un nombre grandissant de personnes bien informées. Les Francs-maçons parlent d’une réduction de la population de la planète à environ un demi milliard seulement. (Réf. Les « Georgia Stone »). Les Nations Unies continuent à réduire la population du monde d’indésirables à travers les guerres, les vaccins, des programmes d’avortement et de stérilisation forcée, de sanctions, d’embargos et de famine savamment orchestrée, etc. Donc, c’est de l’histoire ancienne ! Que les Mauriciennes et les Mauriciens se réveillent et ne se laissent pas prendre au piège de la manipulation séculière, médiatique et étatique!

M Rafic Soormally
Londres
6 juin 2012
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