
13/03/2005, 12h37
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| Membre Senior | | Date d'inscription: August 2004
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C'est quoi être un mauricien J'ai vu cet article dans l'Express et sans jouer à l'experte ou vouloir faire une polémique je le partage avec vous en espérant que vous apprécierez (ou pas c'est selon...) faites vos commentaires uniquement sur ce la journaliste a dit, merci... Citation: Dessine-moi un Mauricien
À quoi sert une fête nationale sinon à réaffirmer son attachement à son pays et se remettre en mémoire son histoire ? L’État mauricien, en tant qu’entité souveraine, est né avec l’indépendance. Mais la nation, en tant que groupe humain qui partage le même territoire et une histoire commune, existe depuis l’établissement des premiers hommes sur l’île. Alors on a beau jeu de clamer sur tous les tons qu’elle est toujours en devenir. Non, elle existe bel et bien, la nation. Après tout, ça fait plus de deux siècles que les uns et les autres se supportent ! D’ailleurs à bien observer, il y a bien plus d’us et coutumes qui unissent les Mauriciens que de pierres d’achoppement. Vous voulez des exemples ? Allons-y pour un inventaire du parfait Mauricien !
Être mauricien, c’est : adhérer à certaines valeurs familiales et religieuses en dépit des pressions et des contraintes qu’elles exigent ; être attaché aux principes de la démocratie et de la liberté d’expression ; respecter les rituels et les traditions de l’autre, même si on ne les comprend pas toujours ; partager le même goût pour les palabres, le bouillon bred, l’ail et le gingembre écrasés ; se passionner pour la politique, le foot anglais et les courses hippiques ; caresser le sol avec un bale koko et un mop ; faire la vaisselle sous l’eau courante (tant pis si on gaspille) ; jeter ses ordures de l’autre côté de la route (tant pis pour les poubelles mais tant mieux pour les chiens) ; « casser une pause » pour « blaguer un p’tit coup » ; transformer chaque anniversaire en affaire d’État ; ne pas savoir dire non sans pour autant dire oui ; aller travailler avec son tiffin dans sa tente, sauf le lundi qui est cordonnier ; se faire envoyer du fromage Kraft quand on vit à l’étranger ; rythmer sa journée à coup de tasses de thé au lait bien sucré (tant pis pour le diabète) ; se perdre dans les détails au détriment de l’essentiel ; avoir un second job qui passe parfois avant le premier ; s’occuper des affaires des autres mais détester qu’on s’ingère dans les siennes ; tirer sur la ficelle de la susceptibilité parce que ça marche à tous les coups ; rouler au pas de tortue sur la file de droite ; se déplacer en famille à l’aéroport et à la mer ; faire preuve de générosité parce qu’au fond, on déteste l’injustice ; s’insurger contre un jour férié intempestif, mais en profiter pour en demander un autre, deux jours plus tard ; jouer sur tous les tableaux communautaires et manger à tous les râteliers internationaux ; trouver la vie « bien bien » difficile, mais se la compliquer dès que l’occasion se présente ; se vanter de parler plusieurs langues, mais se comprendre et s’injurier en créole… Et je pourrais continuer à l’infini. La liste n’est pas exhaustive. Vous voilà convaincus ? Être Mauricien, faut pas chercher loin, c’est le produit de quatre continents (faut quand même le faire !), et donc forcément, une subtile alchimie de tout et son contraire. Mais c’est ce qui fait son charme.
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