
08/11/2005, 12h34
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| Membre Senior | | Date d'inscription: August 2004
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Mais il sont fous??? Avons nous affaire à des écervellés!!!!
du plus petit "squatter" au plus grand "ministre"... mais comment voulez -vous défendre le Morne quand ailleurs c'est pas mieux???? http://www.lexpress.mu/display_artic...?news_id=53748 Citation:
ENVIRONNEMENT EN PÉRIL
Ils abattent des arbres rares pour construire leur maison
Un vent léger souffle sur le parcours de santé de la montagne de Tranquebar tandis que l’on se permet de vagabonder aux alentours. Saisissante nature, enguirlandée d’arbres de toutes sortes. Mais l’effroyable rumeur s’impose soudain. Serait-elle vraie ? En prêtant plus d’attention au flanc droit de la montagne, dans la crevasse, l’on aperçoit de petites maisons en tôle et bois. Ce sont des squatters qui n’ont pas hésité à couper les bois rares pour bâtir leur chez-soi.
L’opération de la police de l’Environnement a débuté samedi dernier. Des troupes, aidées de gardes forestiers, se sont présentées sur les lieux. Tout au long du parcours de santé, plusieurs arbres ont été abattus. Certains d’une rareté extrême. “Il y avait deux arbres, de l’espèce des terminalia arjuna, qui ont été abattus ! 100 arbres d’eucalyptus ont été coupés. Les squatters causent un réel dégât dans ce lieu de détente prisé par le public”, laisse-t-on entendre dans les couloirs de la police de l’Environnement.
Mais la rencontre avec les squatters laisse bouche bée. “Bann gard forestier pe menas nu, zot pe dir ki zot pu vinn kraz nu lakaz ! Nu, nu ena bann papie ki prouve ki nu finn aste sa bann rondin diboi la, nu pann coup li !” s’écrie A., mère de 3 enfants, qui possède une maisonnette. Le ton monte d’un cran pourtant quand C.D. s’amène. La démarche décidée, elle est déterminée à nous exposer le réel problème. “Mem nu pauv, nu gagnn nu droi. Nu ena preuv nu pann coup diboi, ek nunn vinn la, zis parski nu ti le enn bout later.” Montrant haut et fort sa colère, C.D. fait état du “fâcheux” comportement des gardes forestiers samedi dernier. Ces derniers sont aussi venus inspecter les lieux hier.
Ces squatters avancent, eux, qu’ils n’ont pas coupé les rondins; ils en veulent pour preuve un reçu qu’ils nous présentent. Tout fripé. Mais il est bien marqué dessus : 120 rondins ont été achetés à la Quincaillerie SSR à Vallée-Pitot le 25 octobre dernier au coût de Rs 6 000. Ils ont débuté la construction il y a deux mois, confient-ils. Ils clament aussi qu’ils se sont cotisés pour amasser cette somme et qu’ils auraient eu l’aval de deux ministres, dont Sylvio Tang, pour la construction de leur maison.
“C’est totalement faux, déclare, pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sylvio Tang. Vous pouvez vérifier que je n’ai jamais été en contact avec eux !” A. nous donnait pourtant l’assurance que ce même ministre serait venu leur rendre visite dimanche dernier. Alors que le programme du ministre prouve tout le contraire. Il aurait été à Petit-Camp pour assister à un séminaire pour les handicapés. “Je vous assure que c’est à 100 % faux !” rétorque Sylvio Tang.
Ces squatters assurent, par ailleurs, qu’ils n’ont rien à voir avec ce massacre des arbres d’eucalyptus. Ils rejettent la faute sur les autres. Mais qui sont ces “autres” ? Cinq maisons sont en construction. Seules les fondations sont en place, à part les rondins qui se juxtaposent et soutiennent une sorte de toit ouvert. Autre fait surprenant, les squatters ont même choisi de peindre ces rondins. Pour la police de l’Environnement : “C’est dans l’unique but de masquer cette vérité : que ces bois proviennent des arbres du parc ! D’ailleurs les gardes forestiers ont la certitude que certains de ces bois ont été obtenus de ces deux arbres rares…”
La mise en garde vient du côté de la police de l’Environnement : il faut trouver une solution au plus vite pour contrecarrer ces “ambitieux projets” des squatters. L’environnement du parc risque d’en souffrir. Le nombre de troncs fendus jonchant ce flanc de montagne est affligeant.
Quelle sera la prochaine étape ? La balle est dans le camp des autorités concernées. Le problème de squatters empire. Rappelons qu’une trentaine d’entre eux vivent toujours dans la misère à Camp-Levieux. Ce n’est pas seulement la dignité humaine qui est bafouée, mais c’est notre environnement aussi qui en prend un coup. Tania HUËT | |